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Accrochage de la collection

ACCROCHAGE 2018-DES ARCHIPELS

Une collection c’est un ensemble d’œuvres singulières mais qui sont liées entre elles de multiples façons. Faire des choix dans une collection c’est donc à chaque fois rendre visible ces singularités et ces correspondances. 

La pensée archipélique convient à l’allure de nos mondes. Elle en emprunte l’ambigu, le fragile, le dérivé. Elle consent à la pratique du détour, qui n’est pas fuite ni renoncement. [...] Nous nous apercevons de ce qu’il y avait de continental, d’épais et qui pesait sur nous, dans les somptueuses pensées de système qui jusqu’à ce jour ont régi l’Histoire des humanités, et qui ne sont plus adéquates à nos éclatements, à nos histoires ni à nos non moins somptueuses errances. La pensée de l’archipel, des archipels, nous ouvre ces mers. *

Parmi les parcours possibles, en écho à l’exposition Un désir d’archéologie une relecture de certaines œuvres peut se dessiner autour des notions de traces, de ruines, de fragilité avec les œuvres de Giuseppe Penone, Gabriel Orozco ou Jean-Luc Moulène. L’œuvre de Danh Vo We the People constituée de fragments de la statue de la liberté, si elle est ruine, est aussi l’image parfaite d’un archipel se déployant au gré des expositions dans le Tout Monde cher à Edouard Glissant.

L’accrochage permet de découvrir des acquisitions ou dépôts récents d’Omer Fast, Lawrence Abu Hamdam, Suzanne Lafont, Patrick Saytour ou de Suzanne Treister.

* Edouard Glissant – Traité du tout monde – Gallimard, 1997, p. 31.