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To do at home and at school

TARIK KISWANSON // COLLECTION
I tried as hard as I could

ATELIER ECRITURE, COLLAGE : MOTS A MOTS

Autour des mots, de l’écrit dans l’œuvre de Tarik Kiswanson et certaines œuvres de la Collection.

« L’abstrait est à la source du graphisme » Roland Barthes

« Le mot et l’image ne font qu’un. » Hugo Ball

 

Tarik Kiswanson né à Halmstad en Suède en 1986, de parents originaires de Palestine. Dans la vidéo I tried as hard as I could, un enfant écrit au crayon quelques mots en arabe. Pour cet enfant faisant partie de la troisième génération de l’immigration, les mots au-delà du sens deviennent de simples formes graphiques. L’histoire de Tarik Kiswanson nous entraîne vers des glissements d’une langue à une autre, l’arabe, le suédois, l’anglais, le français. Il a récemment publié en anglais un livre de poésies As Deep As I Could Remember, As Far As I Could See (Aussi loin que je peux me souvenir, aussi loin que je peux voir).

Mounira Al Solh est née à Beyrouth au Liban en 1978. Elle réside actuellement aux Pays-Bas et au Liban. Cette artiste multidisciplinaire aborde avec le dessin, la peinture, la broderie, la vidéo, la performance ou encore l’installation les questions politiques et sociales liées aux conflits en Syrie et au Moyen-Orient. La crise des réfugiés syriens est à l’origine de grandes séries de portraits dessinés, initiées en 2012. Lors de rencontres au Liban, en Europe ou aux États-Unis, elle collecte les récits et expériences de personnes en exil. Elle poursuit le projet avec une série d’œuvres où le patchwork, la broderie, l’utilisation de tissus aux couleurs vibrantes provenant de dons enrichissent aussi visuellement chaque histoire. Sama’/ Ma’as (Sky/ Hearing) fait partie d’un ensemble d’œuvres où elle interroge l’écriture et le sens des mots.

Christopher Wool est né en 1955 à Chicago, il vit à New York. L’œuvre abstraite de ce peintre s’inscrit tout d’abord dans le contexte urbain et artistique de New York au début des années 80.  Fear (peur) fait partie d’une série de Word painting, où mots et phrases peints au pochoir, fractionnés en lettres capitales, sont des citations de chansons de rap ou de funk, d’extraits de dialogues de films ou écrits philosophiques qui s’adressent directement au spectateur à la manière d’un graffiti. Le fort impact visuel est amené par les ruptures des mots aux bords de la toile et les fonds blancs d’où se détache la typographie Stencil, rendant le texte presque indéchiffrable. Il emprunte à l’esthétique du Pop Art par la répétition, le détournement, l’usage de motifs décoratifs. Sa peinture se complexifie par la suite de motifs visuels abstraits et répétés, d’images sérigraphiées sur toile, de lignes colorées peintes à la bombe.

Raymond Hains (1926, Saint-Brieuc- 2005, Paris) fonde dans les années 60 le mouvement du Nouveau Réalisme avec Jacques de la Villeglé, Arman, Yves Klein, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely. Pour Pierre Restany, leurs travaux se rejoignent dans de « nouvelles approches perceptives du réel ». Les affiches sont prises dans la rue, déchirées, décollées, arrachées, lacérées, puis marouflées sur toile ou laissées sur leur support originel en plastique ou en tôle, tout comme les palissades prélevées, portant des marques de papiers publicitaires, telle Ur, provenant du chantier de la Maison Carrée à Nîmes en 1990. Pour Raymond Hains, « Ramasser des affiches c’est comme un geste de poésie critique. J’opère par coup de foudre, c’est comme une rencontre, de l’ordre de la rencontre sentimentale, ou de la pêche à la ligne ».

Alighiero e Boetti (1940, Turin- 1994, Rome), artiste conceptuel italien, est lié au mouvement Arte Povera dans les années 60. L’œuvre Per filo e per segno (par fil et par signe) se présente comme un champ de couleur bleu moiré évoquant une tapisserie brodée. La surface colorée, en cinq parties, est constituée d’un réseau serré et régulier de bandes horizontales dessinées à l’encre bleue de stylo bille. À gauche de l’œuvre sont inscrites en réserve blanche les vingt-six lettres de l’alphabet. Sur la surface restante, des virgules blanches inscrites en réserve renvoient aux lettres, épelant l’intitulé de l’œuvre : per filo e per segno.

 

À ton tour de créer avec les mots !

Matériel pour l’atelier : Magazines, ciseaux, colle, grande feuille de papier blanche ou colorée.

  • Choisis et découpe des mots et des lettres de toutes les tailles et de toutes les couleurs dans des magazines, en gardant un petit espace de papier autour. Étale-les pour bien les voir
  • Choisis un thème, les couleurs par exemple. Commence à écrire un mot en posant tes lettres découpées sur une grande feuille. Accroche un autre mot au premier, en suivant ou en les croisant, puis un autre… dans tous les sens. Tu peux à présent les coller ou remettre tout en désordre et utiliser à nouveau les lettres.
  • Invente un poème, une histoire, écris ton prénom, dans un labyrinthe de mots.